L’autre jour, ma boulangère habituelle m’a raconté ses malheurs: “Cela fait 55 ans que cette boulangerie existe, et ma mère me raconte que jamais nous avons vendu aussi peu de pain. On produit moins, mais on vend moins encore. Les gens vont en acheter au supermarché, mais le quartier se vide et les gens sont désormais près de leurs sous. Mais le pain ce n’est pas un luxe, hein?”
C’est vrai qu’elle pourrait peut-être s’adapter un peu plus aux rythmes des habitants, par exemple en restant ouverte après 16h. Quand les gens rentrent du travail, ils ne peuvent aller qu’au supermarché pour trouver du pain, c’est autant de clients de perdus. Ceci dit, beaucoup de boutiques ferment et des rues passantes commencent à l’être de moins en moins. Ce n’est pas uniquement une question de stationnement ou de travaux du métro, vu qu’il y a un an la situation était la même et tout le monde faisait plein de thune en vendant tout et n’importe quoi.