Que nous aménera l’an 2009 ? Bien sur, formuler en ces termes un avenir qui n’existe pas est plutôt facile. Ce n’est pas très innovatif, éculé même, mais cela exprime mon malaise. Car quoi, n’entamons nous pas la fin de la première décennie du vingt-et-unième siècle ? Sur un fond de récession mondiale, dans le cadre renouvellé du développement dominé des mondes du Sud et de l’Est. Les milliards disparus, ces derniers mois, dans des boursouflures financières compliquées illustrent tragiquement, grotesquement, l’atroce injustice du monde où nous vivons. Une injustice dont chacun de nous, au sein des démocraties riches occidentales, jouit peu ou prou, qu’elle / qu’il soit riche ou en revenu minimal d’insertion.
Oui, il y a l’injustice sociale propre à la misère du monde ‘occidental’. Non, elle n’est en rien comparable à l’injustice des autres mondes, si prochent par l’effet déformant de la télé, si loins à l’aune de la volonté absente de changer le monde et d’abord les rapports ‘Nord-Sud’. Nous raisonnons sur le réchauffement climatique (ou nous en avons peur, plutôt). Mais quoi ? On se gavre passivement des éclats faibles de débats politiciens tarabiscotés sur le montant de l’aide au ‘tiers-monde’.
Nos coeurs sont froids : d’où partira l’étincelle ?